O CACATOES

colibri_blog1.jpg

 

Atout kalou
j’ose à peine le dire de peur des remontrances à l’envers des huées carabinées
je sens comme un relent de printemps dans mon hivers
le sang bouillonne à grosses goutte et perce à tire d’aile le plafond grisailleux en grivoiserie atypique
Je jour de l’an en trompette je fleuris je caquette en havre solaire
la froidure cotonneuse montée en neige les nuées basses les stalactites glaciaires cèdent à la gouaille de la sève tambour majordome de l’été
kalou séga
tétée à l’Amargnac dessert cendré je sidère à l’omelette je serre flambé mon oeil groseille , je brame en paille à tout va


des glaçons comme des icebergs dans un océan tropical que baignent des fruits velours rutilants glisse le long au gulf stream de ma gorge chaude à 65 degré d’alcoolémie flottent les restes de captain ” bougainvillier” Aloredelam “flint” and a bottle a rum ey oh ! la paille en” guise en guise en guise de jambe de bois et en forme d’ombrelle dentellée pirrhanéenne! Lunes de lumière m’apaisent en champs taurins je rigole en sourire alizé canne a rit je lambine en lambada je divague en diatribe je marelle à cloche pied je m’emmêle les orteils je trébuche le tibia dans mes poils de barbe je grognone le nombril entre les zoreilles rhum-tchoumes j’erre en mêlée tonnnnitruante


viens Martha Gallaraga à la res-secousse pour deux pas de salsa contigo tournoie le sang dans les veinardes encuissardées hauts éperons aux jupes blanches galaxies virevoltantes deux tranches étoilées de lime coco riment aux jambes finement déhanchées ma diablesse gourmée à crin nu moi le torse bombé je récite les yeux empaillés aux étoiles l’alphabet à l’envers en rut-majeure ma filante endimanchée de plis de dentelle trois p’tits tours dans mes guenilles en roulades tapent le sol obstinément en reins ceins seins en barre à bride abattue en basse obstinée au rauque toqué de ta Barbade


Mon coeur affriolé les cannes raides chevauchent apo-calypso
la vague
habanera
feuilles roulées entre les cuisses vertes tueuses cambrure dévastatrice enrouée de Pan fort ni castrice du cha cha
mi chat m’étrille en mailles
aïe aïe aï
Carmelita!
Muerte Indigo
caramélisé
rameutez les fourmis qui m’endorment au corps secouez les filoches dormantes de votre hutte empanaillée réveillez moi ces timidités ankylosées rythme carnassier en saut d’anguille


En alouette sereine battez les plumes ailées même de façon dépareillée décontenancée
disassemblée disharmonique
dithyrambique diaphorétique
tique nique
bique Anabase tiens toi droit
fait sonner les tambours diaphonique arrime
riche rique
trique
a hue
a dia
a diurétique
encore
tique
je voulais nique
mais voulait pas
la bique

Maqué porqué taqua toc toque oc quai


C’est No¨el sidéral et le rouge ne dérougit pas pas de trêve

R ê Ve

Êv E ou alors vous messieurs mesdames rentrez dans la danse et tirez les premiers la couverture en poils dérobés qui cache si bien ce que je veux endévoiler et que vous maintenez encadenassé j’avais dit que je vous la dirait l’objet en treuil en hélice de ma rougeur le bougeoir de la tremblotante flammèche salut Gaston mi campècho tu n’y peux rien et on ne peut échapper aux remous en écrou du reniement,


Toi ma colère, je te couve en oeuf de Pâques.
Oh! Baron No No Wël si tant est si bien si fin que non pas non pas je ne fêterais pas avec toi la guéguerr’guarrigués car j’ai réchappé au foie gras aux pattes à trac à l’oie grasse aux lards andindes et je chante victor à tort à tue à tire lire à vire à mire à rire en gambadant au son de la corne muze comme on dit à Thor chez les filles d’ Hui Car le sapin a cramé les bougies ont flambées scintillées à la dérive des magrets madras au no-phrage des dindes au su-phrage sexiphage au sarkophage des Pa pas Nowêl même pas zen le ventre qui récrimine l’Œsophage aux z’abois du bois aux champs pagne sorcier je rote au hockey de mon sang fomenté le grabuge embûche au marron oh! Baron No No Wël que j’aime ta triste mine les flocons con comme on dit a ku ku gnon


la voile bleue se vague à l’horizon zhilarants cheveux au vent les narines étoupées lumière chaude tes mèches eucalyptus m’embaument à la chaleur atahualpamaltèque Les gazelles elles rivaudent ailes gambadent en oeillades Leila elle danse en caprice obstiné les fossettes en lèvres fières coco en palmes se déplient les jupettes au ponant des gambettes 1, 2, 3 plongent dans les vagues, 3, 4, 5 touchent le sable 6, 7, 8 ressortent en nymphettes, 9 s’allongent kangourousement sur ma serviette banyan 10 miaulent en arabesques feutrées 11 doigts de fées enroulent blanc mon corps incrédule ouilihuililis


Je me frotte les yeux et rejoins le troupeau en transhumance érotique ma sueur métaphysique syncopée se soude à la gaudriole effrénée

Et vive mon caleçon long ma prise vire gigote à ton entaille fine


Oh
cAca-
To-
èS

Mon


s’ébroUe
iVre
à
l’hiBiscus
GivRé


35_degre.jpgCHORO

(accord cœur a chœur)

 

 

 

 

 

 

 

 

La lumière au vent les rêves à la proue

je gouverne à l’étrave l’eau incertaine

ma main visionnaire caresse l’écume en rire

apprivoisée

baisers bleus volant

translucide

en survol océan

à la bosse en mer du monde

une frégate les yeux sirènes les voiles au vent s’argente alentours la braise en atours d’amour

s’illuminent les périples à venir

Ajour émeraude en chair les îles funambules


Ta longue robe alizés vogue en filaments d’aise
se penche aux palmes
éventail à la brise cliquetis des boucles corail

effluve souffle en geste alanguis
ta main à l’embrun de la nuit luit Loin

Perle la distance en coque océane
vaste
voilure de l’onde le pas allongé
nos embrassades
au sable
enlacées d’heurts arrimés.


Hors loge down under

12 heures de décalage horaire entre la côte d’azur et Auckland ma patrie de moutons de lune filature à l’envie comme une étoile du berger, mon grand imaginaire à fleur d’eucalyptus, mes grimpades à roc poudreux à neige cotonneuse je te baille battements de cils aux nuages polaires où le vert immense devient diamant gris fumet de marron et brumes, orage salvateur de l’espace au cristal, flore rose en corolle et bleu en cascade j’enlace mes bêlement à tes cheveux blond


Ma vikinguette si tendrement ensoupirée

Mon rêve émeraude ma Zéonélandaise
mon ramage nervuré libre aux deux îles

Je te bêle des focs au vent
et t’arrime à
ma brise


Amour ultime
la rocailleuse surgit des aspérités
blocs en échos andins
l’invisible emplit l’espace

le coeur
la peau
le temps

Comme le ventre de la montagne indienne comme ici la voix résonne de façon multiple stature immobile de gravité les traits ancestraux pommettes sereines au coeur de ton visage de femme battue par la pluie enocéanée au rocher de la vierge en surplomb de la furie océane chant assuré en rêve mes ailleurs

siempre Pablo




Reviendrons nous jamais ?

Le grand cercle infléchi
vers le point
comme une pliure à contre sens

Se pliera t’il jamais ?

Sommes nous condamnés à une errance
droit fil inflexible et sans fin
le bleu terrifiant
opacise la masse s’incise de gris assise de boue recluse de blanc
ride d’onde au grain impatient


Mouvements concentriques inquiétant en dessous
surgissement fatal ou reflux violacé
au retour d’un orage
les déviances rejettent les bris au couchant

La voile obstinément aux veines noueuses accroche le vent à dériver à court courrant et remonte l’insolence

Le trajet plie en ressort à contre courrant
rechigne au fanal enlacé du chant percutant
et crève du devant

Bander sa vie en refus

Je tords sombre le mouvement fatal


Revenir en ployant l’étrave aux os de l’eau en rive à terre et advenir malgré les filets d’îles sardines filant en mirage ironique morue puantes à cale de vague enragé

Sourdre à l’impuissance repoussoir de l’en avant

Revenir

Arrimer ce qui ne se résout pas

Tension qui plie l’espace à sa loi

Finalement.



Have your say

XHTML: You can use these tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <pre> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>




Safari hates me


About

l’œil au cœur

cghemin_2jpg.jpg

 

 


 

Déterminé, sur mon embarcation de mots à barque de lignes, j’essaye, je tente des brouillons pour m’éclaircir la voix….

Lambi à l’oreille de la musique de l’immensité,
de racine basque sur les rives de la méditerranée,
il peint avec toutes les ressources d’un imaginaire nourri aux sources des ailleurs.
La poésie, la quête intérieure sont au cœur d’un ‘tout-monde’
qui ouvre et reconnait le sens intime de

l’homme…

L’élancement du pinceau plongent au cœur du vide
recueillent le vivant qui cherche à percer
comme les mots qui affleurent nourrissent le sentiment d’exister

Approfondir le regard entre poids du réel, rythme, espace, signe

Pays réel débusqué,
Devenir poétique,
Redisent la présence de l’homme au monde.

Les pigments de mots le laissent rêver en survol océan à tous les ailleurs.
Il s’intéresse à toutes les cultures, lit énormément, et ne cesse jamais vraiment de peindre.
Il rêve de voyage comme d’un retour à une ascendance révélée au fil des visages que l’humanité se donne.

Le désir d’expression, et le songe que l’homme et le monde dépasse ce qu’il en voit, lui font prendre le chemin de l’art, clé de la découverte de soi.

La couleur, la matière ouvrent le sens intime qu’il porte en lui.

Il rentre en peinture comme en poésie et se mêle d’écrire comme si l’écriture libérée, était à même de dire l’homme.

Scruter la terre,

la nature devient son atelier,

L’écriture devient de plus en plus présente jusqu’à infiltrer l’espace même de la peinture qui peut être lue, déclamée, à son tour ;

Ses amis sont musiciens, acteurs, poètes, voyageurs, cherche à trouver des scènes vivantes où dire ce qui s’écrit.

Peintre,
il sculpte le rêve que la main porte, en écho à ce chant du monde, au cœur de l’homme immémorial.

la porte ouverte, comme en mon vieil atelier aux effluves de café, sent bon le bois qui brûle au poêle
et la voix d’ours douce effile les mots en berceuse, gage de paix dans ce monde où seules les collines vertes aux douceurs érable offre le vin chaud d’une vie qui tende les bras ,

A DIOS donc …