Peau de Terre

PEAU DE TERRE

au MAQUIS DE L’ÂME

le VENT DU DESIR

 

 

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Que savons nous de ce qui est essentiel à l’homme et quel est le sens de l’histoire, des idées, de l’espoir, de la poésie et de la liberté, si ce n’est un long parcours pour clamer la dignité de homme, sans lequel il n’est point d’humain.


Oui, soutenir celui qui soutient que sa poésie n’étaient pas des sornettes
qu’elle était forgée, Que l’histoire est faite de sang, de celui des hommes, de leur souffrance, de leur meurtre radical,
Je ne veux pas consentir à votre vision de l’histoire, je ne sais si j’ai un pays
mais ce n’est pas celui là, qui se bâtit sur le déni de l’autre, se glorifie de la violence, de la négation et de l’asservissement, avec en filigrane le soupçon d’une supériorité barbare,
un pays qui n’admire pas ce sursaut de l’homme enchaîné et à rejaillir des pousses de l’humanité reconquise
À clamer son existence
Je suis de ce pays-ci, je me reconnais dans les blessés, les humiliés, les éclopés des ravages du plus fort qui broie l’enfant dans son poing, je me relève à chaque fois que la violence arrache la graine porteuse de l’espoir, de la vie et de la différence.

Je veux tendre la main à le laisser naître.
Monde inique qui voudrait qu’on lui tende un miroir
à se voir nymphe et qui est harpie,
Le poète des caraïbes nous dit la révolte de l’homme et sa rage d’être, je suis de ce monde là et pas de celui qui nous rogne, nous dénie notre humanité sempiternelle,
la poésie est faite du sang de celui qui veut transformer sa condition, muer et devenir ce qu’il pressent, ce qu’il sait être au delà de ses chaînes ;
Vive cette fougue à se retrouver, à recréer, à renouer la déchirure de ses charmilles, aujourd’hui plus que jamais le monde a besoin de ses prophètes et Césaire en est un,
c’est pour ces raisons et parce que”la poèsia es una arma cargada de futuro”, et la non violence une autre pour faire bonne mesure, que je me crois sur le même bateau, pas galère mais plutôt boutre ou radeau, car maronner c’est échapper à la haine

Car l’heure est à dire sa préférence et se réclamer de vive lignée,
Je veux être ce lambi à l’oreille de la musique de l’immensité.


Nandi

Le chemin que tu ouvres

au cœur de ce deuxième visage

Te tendre la main

enfant qui naît dans ce cri

waati

Au temps de se rejoindre

à reconquérir la terre

ré-irriguée de tous nos possibles

 

Ne pas se laisser suborner

Le chant
n’appartient qu’à lui même

S’ouvre
dans le cri du vivant

Brise
le cadenas de son aliénation

Libérer
l’enchantement des saveurs libertaires

Prendre
le maquis de l’âme au vent marron

Un chant de liberté
entonné au prix d’une fuite

Mais

Toujours en cinquième colonne

Et

Faire le plus de dégâts possible

À ce conventionnel reproductible

Cloninge étourdissant

Qui broie

Se resserre sur le vivant

S’enrôle
de force dans nos vies

Nous laisse exsangue

En déploration de nous-mêmes

!se brise le flux

Sur le ressac

Des arêtes

De la marchandisation

Reflet de cet étranglement du monde

Conditionnement

Colonisation

De tous nos possibles

Idéologie de la con … formation!

Aux normes imposées
à la pensée pirate de sa propre vie

À naître la mienne

 

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                                                                    Se mettre à l’abri de la pluie

des vagues du temps

Me transpercent de la vie de la terre

Cosmos

Me dessèche

Me ride

M’oblige à être vivant …….!

Mimodrame du dehors

Langage se déploie

Se fonde lui même en sondant sa chair

Relation le maintient dans son espace

 

 


 

Folie qu’il recèle pour se rejoindre

Lueur de ce deuxième visage

Masque peau de terre

la source au fil de ton eau

t’irrigue à la voix de sa pulpe


                                                                                    Masque

Vérité qui remonte de ton sang

Artères de sable vent

te dénude

la transe

dans ton chant

s’égrène à la voile de tes strates

Identité

Clameur évadée du combat de l’authenticité

 

 

 

 

 

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Quitte le rivage au vent de ton désir

Les potentialités comme dans l’accouplement suffisent à justifier ce que nous portons

Brûle de découvrir en ton acte le monde qui brille de ses feu Incendie qui gagne sur l’incréée Ré-ouvre les bornes de la création Envisage de rêver

 

 

Étreint le monde En donne assentiment
Pousse la porte à s’épanouir Pousse le monde dans la force de sa vie La parole est avant tout créatrice en élan de soi à conquérir

                                                                    D’un grain entrevu

Atteignant à un ailleurs de soi même

Un port

Cavalcade
torrentielle
en mon regard

                                                        exponentielle


Chair et fil de l’air Cherchent à s’incarner
maintenir cette incertitude Ne plus sortir la tête hors de l’eau Être un dans cette eau car le surgissement du vrai
est toujours à gagner
et se fraye un passage en dépit de soi



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About

l’œil au cœur

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Déterminé, sur mon embarcation de mots à barque de lignes, j’essaye, je tente des brouillons pour m’éclaircir la voix….

Lambi à l’oreille de la musique de l’immensité,
de racine basque sur les rives de la méditerranée,
il peint avec toutes les ressources d’un imaginaire nourri aux sources des ailleurs.
La poésie, la quête intérieure sont au cœur d’un ‘tout-monde’
qui ouvre et reconnait le sens intime de

l’homme…

L’élancement du pinceau plongent au cœur du vide
recueillent le vivant qui cherche à percer
comme les mots qui affleurent nourrissent le sentiment d’exister

Approfondir le regard entre poids du réel, rythme, espace, signe

Pays réel débusqué,
Devenir poétique,
Redisent la présence de l’homme au monde.

Les pigments de mots le laissent rêver en survol océan à tous les ailleurs.
Il s’intéresse à toutes les cultures, lit énormément, et ne cesse jamais vraiment de peindre.
Il rêve de voyage comme d’un retour à une ascendance révélée au fil des visages que l’humanité se donne.

Le désir d’expression, et le songe que l’homme et le monde dépasse ce qu’il en voit, lui font prendre le chemin de l’art, clé de la découverte de soi.

La couleur, la matière ouvrent le sens intime qu’il porte en lui.

Il rentre en peinture comme en poésie et se mêle d’écrire comme si l’écriture libérée, était à même de dire l’homme.

Scruter la terre,

la nature devient son atelier,

L’écriture devient de plus en plus présente jusqu’à infiltrer l’espace même de la peinture qui peut être lue, déclamée, à son tour ;

Ses amis sont musiciens, acteurs, poètes, voyageurs, cherche à trouver des scènes vivantes où dire ce qui s’écrit.

Peintre,
il sculpte le rêve que la main porte, en écho à ce chant du monde, au cœur de l’homme immémorial.

la porte ouverte, comme en mon vieil atelier aux effluves de café, sent bon le bois qui brûle au poêle
et la voix d’ours douce effile les mots en berceuse, gage de paix dans ce monde où seules les collines vertes aux douceurs érable offre le vin chaud d’une vie qui tende les bras ,

A DIOS donc …